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Au Pays des loups

Je m'exile loin de vous
Au pays de mes rêves
Je n'y sens pas les coups
Je ne sens même plus ma sève
J'y marche sans un sou
N'attendez pas que je crève
Je n'y vois pas les loups
Qui posent des baisers sur mes lèvres
Ceci est donc l'écrou
De vos sourires mièvres
Le mots n'ont plus de goût
Les fous n'ont pas de rêves
Les fées en forme de roues
Quand le soleil se lève
L'effet des raves au bout
Du firmament s'achève
Un souffle dans mon cou
Et ta main qui soulève
Mes cheveux devenus roux
Quand le songe s'achève...
Mon coeur est à vous
Qui n'avez pas de glaives
Prenez le c'est une fève
Ce n'est pas celle qu'on moud
Et soudain tout à coup
Le mystère se soulève
Celui du songe comme d'une trève.

Mai 2005

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De paix et d'étoiles

Je t'ai vu marcher
Sur l'autre rive d'un songe
Doucement accompagné
Tu t'en allais rue Monge.

Il y a à mon poignée
Un sourire qui me ronge
Que je ne saurais soigner
Si ce n'est sur la rivière que tu longes.

Je rêvais encore hier
Te retrouver dans une grange
Et je grogne aujourd'hui
De t'avoir pris pour un ange.

Était-ce sur un nuage
Que ce sourire étrange
Avait gravé les pages,
Et saigné l'encre que j'éponge.

Noyer sur une plage
Où les plumes s'y plongent
Ma pépite en otage
L'homme d'un rêve à rallonge.

Orange à fait l'orage,
Le pont qui était bronze.
Et comme le dit l'adage.
Pour tout il y a un âge.

J'arrive pages après pages
Là où la vie se mêle au songe...
Là où la victoire est sans rage,
Et la mélodie, ce pain sur la planche.

L'esprit comme le Gange
Laisse flotter les idées qui dérangent,
Un ami qui vous change
Donne du printemps à nos branches.

Et cet homme qui jongle
Comme d'une ville, une jungle
Répand à mon odorat un onguent
Sur son passage sans trace.

D'étoiles est faite sa race
De paix est faite sa place.
Délicat est son gant
Là où est la vie, est sa règle.

Mai 2005/ Décembre 2008

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J'me conjugue au singulier

À la base j'me conjugue au singulier
J'attends pas que tu me fêtes la St Julia
Ni que tu restes là à me supplier
De croquer dans la pomme avec toi
Ton regard particulier me rappele un soulier
Perdu à minuit dans un compte de faits!

Tu m'as charmé, j'ai reculé
Que comptes-tu faire?
Pas la peine de faire des gestes particuliers
Car mes battements de coeur sont réguliers
Solitude et silence, tu n'as pas oublié
De la danse quel était l'intitulé
J'ai l'amour inoculé, laisse de ton coté ton sablier
Je suis l'ange pour te rappeler
Que l'amour laisse de côté les boucliers
Ce doit être le truc où tout y est.

J'me conjugue au féminin et au singulier
Ne crois pas que je te décline mon amitié
Étant clean j'reste un pillier,
Tu sais qu'on est là par millier
À se choisir, à se refuser, et tout cela sans plier
En solo comme Luke
Je me fais le duc des doux billets
Marre des gars qui jouent les barons
Restent là roupiller
Être en couple ça veut pas dire houspiller
Garde ta salive c'est mes oreilles
Que tu es en train de gaspiller

À la base je me conjugue au singulier
De la provient ma fertile volonté
Si ton sourire rime avec fidelité
Alors notre relation rime avec subtilité
Avec ma douceur ta haine j'ai subtilisé
Deux singuliers font un pluriel
Avoir du coeur te donne des ailes
Ce qui defit les lois rationnelles
C'est pourquoi l'amour est passionnel.
Passionnel...

Février 2006, St valentin

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Sable émouvant

On m'a dit suis le mouvement,
Comme un courant mouvant,
Loin des sables émouvants,
Un desert éprouvant, pas de blabla c'est blasant
Pose ton blaze comme un blason
Et passons si ça pue le bison.
Baissons les yeux pour des bisous
Les arômes attisés c'est la rime actuelle
Des aromatisés pour la frime fraternelle
Un amour éternel du mouvement familial
Comme un zèle intérieur d'une caste à l'amour supérieur
Mon rap est voilé, comme ces yeux étoilés
Et ce regard effaré croit que je jous les fanfarons.
Même sans fanfare le rap tourne pas rond.
Car ça aime jouer les parrains paro
Du haut de mes deux seins,
J'laisse couler l'eau
Parle au parloir de nos coeurs
Tu dors comme un loir
Je te dis "donne !" si tu t'appeles Don...
Car j'ai un coeur de Lionne
Ouais appelles moi Léonne
Suis le mouvement si t'es on
Et doucement si t'es one
Pour obie one et ses cités
On y pratique le kandoo
Arithmétique si t'es doux
Tu te dis le Loup
Et tu m'as dit t'es d'où
Je te dis d'chez nous
J'ai la rime éthique
et la frime technique
pour ça que je garde un rythme ethnique
On s'éloigne des quartiers mercoeurs
là bas comme partout la rancoeur fait monter le mercure.

C'est le flou artistique,
pas de statistique mystique
On va se réchauffer pour les chats échaudés
qui traînent près des chaudrons
laisse ta patte dans le goudron
tu sais que l'or est dehors quand l'art est derrière
Perd le mouvement pour des dollars
c'est ta douleur, v'la c'tte doux leurre
puis tu demandes l'heure
fais mon show à deux à l'heure, à 2 comme 1 leur' qui leurre ses peurs
c'est pour leurs cachots cachés
tu me tapes dans la rétine, je te tape dans le pérroné
Faut pas déconner à essayer de décoder
code érroné
tu me parles de zermi...
t'as pas oublié que derrière ya des profiteurs
bouffeur de profiterolles
qui inversent les rôles
et soudoient des inspecteurs
pendant que les tainp' racolent
et que les petits oublient leur peurs...
ben ouais p'tit coeur...

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Simple

C'est un plaisir d'apprécier des choses simples
De voir la vie comme un temple
Et d'espérer des gens humbles
Comme le sage qui contemple
De loin le macadam et les tainps
À ses yeux la vie est ample
Pour nous c'est pas si simple
Foutre le bordel, valeureux exemple
Se croyant sacrificiel des parents s'examptent
Que leurs gosses cannent
Sans passer par la case ciel
Parce qu'un jour des potes te tentent
Avec un gain superficiel
Hé gars si tu comptes
Je te parle pas de statistiques officielles
Mais de morts subsistant dans la honte
Les mômes qu'on cru faire comme toi où Untel
Le but est de comprendre pour agir
Souviens que ce que tu fais
Ton prochain peut le reproduire
Après viens pas reprocher
Que les énarques se fassent élire
De toi et lui qui le mieux sait
Comment manipuler et agir
Avec l'insécurité, des partis exagèrent
Jouent de leur impunité pour démolir nos frères
Je comprends pourquoi pleurent tant de mères
Et abusent tant de mairies
Ils nous regardent et en rient
L'appât du gain nous fout dans la de-mer
L'humain est-il devenu une machine à consommer
Moi j'ai de bons freins, j'peux pas cautionner.

C'est d'un pas sur la lune
Que l'on passa du télégraphe
Au fameux "où es tu"
Mélancolie d'un paragraphe
Tous ont rangé leurs plumes
Pour s'accrocher des fils au cou...
Et converser sans compagnie
Je te regrette, lettre mon amie.

Égérie du bling-bling
On chante money anything
Some girls with any thugs
Les miracles d'autrefois
Ne sont que le souvenir d'autres fous
Auquel la candeur dit fuck!
Nous on s'en fout.
Que ferons nous des résistants
Trops vieux pour ces nouveaux extrèmes
La révolte n'as plus un sens de changement
Dans ce monde que l'on écrème d'engagements
Où l'on parsème pour excuse le dérangement

On a vu mille causes de révoltes
Et tous ce qu'on récoltent
C'est des putains de tumultes
De mecs qui se font mal, oeil pour oeil
Calbut pour calbut
Pour des comptes des insultes
Merde nos politiciens ont quels buts?
Certains points de vue me rebutent
Et c'est leurs avis qui se culbutent.
La fonction des génies
Est-elle devenue parodie ?
Tu veux que ça change ?
Ce texte c'est à toi que je le dédie
Pourtant le mouvement est intérieur
Parc'que les causes sont antérieures
De nos jours on a tous des prédécesseurs
Alors protèges ta petite soeur
Et n'aies crainte de faire couler ta sueur
Pour des causes et des êtres sincères.
On a le choix de nos frères pas de nos pères.
Et ceux qui ne manquent pas d'air
T'inquiète ne manqueront pas de peurs.

...environ 2001...

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Talent d'étalon

On me parle de talent et de destinée
Pourtant le Bonheur est lent et je suis obstinée,
Je ne peux pas m'abstenir de tenir à mes rêves,
Noyée sous la vague standard le combat est sans trève,
J'veux pas attendre que mon heure sonne
Comme ces soeurs qui guettent Dieu et restent nonnes.
Comme les assassins sensibles,
qui begayent demandent qu'on les pardonnes.
J'impose mon rap sur cible
Sur les thèmes que j'étaye, j'me la donne
Ce qui fait que mon son est nuisible
Et que ma verve t'assomme
C'est pas comme les requins qui bouffent les roquets
Le Savoir c'est avec les bouquins pas les battes de Hockey.
Mon terrain c'est l'esprit si je te fais réfléchir c'est exprès
Cif et nocif pas un produit qu'on met en spray.
J'kiff la mise en abîme des gens trop proprets
On décime ces mirages en regardant bien de près.
Je me nourris à l'adage résistante comme un cyprè
Inspirée par les sages persistants dans le concret
J'ouvre ma propre cage et trouve ma substance dans l'abstrait
J'te distrais si je signe des contrats
Je gène les frustrés qu'ont leur langue aiguisée tel des cobras
Les meufs un peu trop cambrées qui jamais tendront leur bras
Les gars qui partent en contrée dans le but de t'étendre sous leurs draps
Chez Gaumont t'exploras la carte du tendre quand le Titanic sombra
Check mon nom je suis celle qui pose sa voix tendre comme un sopra-
Nomade sur des mixtape, noctambule dans des studios
Tandis que que ceux qu'ont un hic s'tapent
J'opte plus pour rester studieuse
Supranoble, j'suis pas née avec une cuillère en argent
Juste ma mère et un passé en argile
Faut que je m'exprime avant que cette art gèle
Dans ce monde où on rejette les gens trop fragiles
Mes armes et ma fringale, tactique agile
Pas d'états d'âme, comme G.I. Jane 2JaH te gêne
Si jeune déjà sans gêne...

Septembre 2001